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Guérilla gardening France | Passez à l’action !
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Passez à l’action !

 Mise en situation, trouver des gens

  De la répression et « l’illégalité » à la reconnaissance et la réussite !   La rue est un espace fascinant où se joue des rapports de force dans une société de consommation, de travail et d’argent. L’espace public a été conçu pour permettre l’efficacité des flux logement-travail-commerces, le contrôle de la population et minimiser l’expression. Les « espaces verts » sont spécifiques, enclos, aménagés selon le modèle horticole fleuri et protégé de tout débordement. Ils sont donc bien définit comme des « espaces » plutôt que des lieux de vie, ils sont organisés pour les exigences de l’économie, du contrôle et de la croissance. La police, les nettoyeurs, les encadrants culturels s’en occupent ne laissant que peu de place aux initiatives des habitants…   Mais on oublie que tout cela ce joue dans notre « espace public », organisé selon les exigences de la démocratie et des souhaits de chacun !  Mais les jardins publics urbains sortent peu à peu de cette axe de la société, de ce confinement à l’Hausmanienne et on assiste à une recherche de diversification des formes et des usages. Il est temps de reprendre en main l’espace public qui est à chacun nous !  
« L’espace public c’est l’instrument de pacification et de neutralisation de oppositions face au spectre d’une réappropriation où il serait premièrement occupé, deuxièmement autogéré, auto-organisé… »
Jean Pierre Garnier      

A savoir avant de passer à l’action :

  Nombreux sont les facteurs qui peuvent en refroidir plus d’un à passer à l’action. Tout d’abord la politique répressive rend méfiant et fait craindre de passer à l’action par peur de se faire virer ou de subir harcèlement des services municipaux ou de la police. Ensuite en France la culture de ce qu’est l’espace public n’est pas le même qu’en Angleterre ou que dans certaines villes comme Amsterdam où la végétalisation de l’espace public est presque une habitude. Ainsi le passage à l’action demande parfois un peu de motivation, d’être prêt à discuter avec le propriétaire du terrain visé et de croire pleinement en ses petites plantes vigoureuses pour que les investissements au jardin donnent leurs fruits.    À partir du XVIIe siècle, le terme squat apparaît pour désigner les occupations illicites de terres par des paysans anglais, les Diggers. Le squat (de l’anglais to squat, s’accroupir), désigne l’occupation d’un lieu dans une perspective habitative sans l’accord du titulaire légal de ce lieu. Juridiquement qualifié d’occupation sans droit ni titre, le squat est par définition illégal.   «  La prévisibilité n’est pas un moindre facteur pour mener une action de guérilla gardening. En France les gens sont encore très méfiants et craignent de passer à l’action par peur de se faire virer ou de subir harcèlement des services municipaux, de la police ou d’un propriétaire trop zélé avant même que leurs investissements au jardin donnent leurs fruits.   Mais vous l’avez compris, la guérilla gardening est une action symbolique, certes illégale sur le papier, mais qui se veut conviviale, visant à faire naitre une réflexion sur nos modes de vie et de production ainsi que sur l’utilisation de l’espace public. Toutefois les risques encourus restent conscéquents. La loi est heureusement et malheureusement floue à ce sujet. Si l’on en croit l’article 322-1 de la section « des destructions, dégradations et détériorations ne présentant pas de danger pour les personnes » du code pénal :   Article 322-1 Modifié par Loi n°2002-1138 du 9 septembre 2002 – art. 24 JORF 10 septembre 2002 La destruction, la dégradation ou la détérioration d’un bien appartenant à autrui est punie de deux ans d’emprisonnement et de 30000 euros d’amende, sauf s’il n’en est résulté qu’un dommage léger. Le fait de tracer des inscriptions, des signes ou des dessins, sans autorisation préalable, sur les façades, les véhicules, les voies publiques ou le mobilier urbain est puni de 3750 euros d’amende et d’une peine de travail d’intérêt général lorsqu’il n’en est résulté qu’un dommage léger.   Toute la question est de savoir ce qu’est un dommage léger. Si cette caractéristique est refusée, alors l’article 322-3 vient faire chuter une terrible épée de Damoclès sur les coupables jardiniers :   Article 322-3 : L’infraction définie au premier alinéa de l’article 322-1 est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende et celle définie au deuxième alinéa du même article de 15 000 euros d’amende et d’une peine de travail d’intérêt général :[…] 8° > Lorsque le bien détruit, dégradé ou détérioré est destiné à l’utilité ou à la décoration publique et appartient à une personne publique ou chargée d’une mission de service public.   La conséquence juridique d’une condamnation pourrait être terrible en terme d’image pour le système. En effet, en cas de condamnation, cela signifierait que faire pousser des plantes vivrières serait considérer comme une destruction. Cela en dirait long sur notre conception de l’espace et de la Nature. «  [Source : 2]   De plus il faut bien savoir que c’est au propriétaire de porter plainte et de prouver la dégradation si il y a; difficile quand il s’agit d’aggradation, de bonification d’un terrain qu’il n’entretenait pas lui même alors qu’il en avait la charge :   Le Code Civil (Article 1384 alinéa 1er) indique qu’on est responsable « des choses que l’on a sous sa garde », parmi lesquelles figurent les immeubles (les terrains en faisant parti).  » Une autre ambiguité est celle de la position de la mairie quand aux actions de guérilla gardening. Toujours partante pour que de nouvelles initiatives positives voient le jour sous leur mandat, toujours heureuse de voir que des gens entretiennent les rues à leur place et où il n’y faisait rien, toujours dans l’accord de principe auprès d’électeurs potentiels, tout semblerait possible.     mairie de Paris le 31 mai 2011 :  
« La mairie voit d’un œil bienveillant ce type d’initiatives spontanées, à partir du moment où elles ont lieu dans des espaces privés et non sur les parcs, jardins et autres espaces verts publics parisiens. Au travers de la charte la Main Verte, la mairie de Paris accompagne déjà de nombreuses associations d’habitants, qui fleurissent et cultivent des jardins collectifs sur des terrains appartenant à la ville. »
 » [Source : 3]  
«On ne va certainement pas envoyer des brigades pour surveiller les friches ! Si les citoyens s’impliquent, c’est bien, il ne faut pas forcément passer par la norme.»
Adjointe au maire de Paris en 2009 [Source :1]  
« Nous nous attaquons aux délaissés et non à un être de chaire ou a ses biens les plus chers. Lors d’une action menée en 2009, nous avions planté 50m2 d’un parterre abandonné depuis des années ! Deux semaines plus tard le propriétaire replanta des arbres et des arbustes et mit en valeur notre tag en mousse du mur en repeignant tout autour ! »
GG Paris   Nous n’avons jamais eu de vrais problèmes avec la police ou les riverains. C’est plutôt un étonnement, un questionnement puis un sourire approbateur voir un passage à l’action qui a lieu. La police, comme nous tous en manque de verdure, nous dit voir d’un bon oeil nos actions de végétalisation de la ville mais elle a l’obligation de nous demander une autorisation de la mairie (que nous n’avons pas) ou de quitter les lieux…
L’accord oral de la mairie n’a donc que peu de valeur, il n’a jamais franchit le pas suivant qui serait de redonner ce droit fondamental de cultiver et cette possibilité de vivre pleinement l’espace public…        
Toutefois nous conseillons aux guérilleros de faire une action à 5-6 pour ne pas avoir de problèmes, de faire l’action de nuit si le lieu est fréquenté mais en général il faut y aller et tout va pour le mieux ! Quoi qu’il en soit une action de guérilla gardening peut démarrer avec quelques graines semez en solo au coin d’une rue…
  Nous avons remporté le concours « Nature urbaine » organisé par la ville de Lyon en 2012 avec notre projet de « chariote de la GG« . Il est intéressant de voir ici que c’est la ville de lyon, le service urbanisme, le directeur des espaces verts et divers professionnels qui faisaient parti du jury qui ont sélectionnés le projet de la guérilla gardening parmi une soixantaine d’autres… Cela signifie qu’il ont apprécié le projet, que la mairie de Lyon accepte de donner un coup de main mais surtout qu’elle autorise d’une certaine manière, comme par un accord, les actions spontanées de la guérilla gardening ! Nous le savons, à Paris la mairie est aussi bien veillante de nos actions mais là, à Lyon, c’est une étape de légitimation de nos actions, d’une non restriction qui est en train de se mettre en place… A creuser, à voir dans les faits et sur le terrain !   Aujourd’hui, certains gouvernements municipaux éclairés préfèrent adhérer au concept plutôt que de tenter de le réprimer. La collaboration entre acteurs et le contrôle progressif, plutôt qu’opposition et restrictions, afin de réduire graduellement les principaux problèmes au minimum. Une maîtrise des heureux jardiniers s’installe, une perte de spontanéité et des restrictions imposées par la mairie s’instaure. Les jardins partagés de la ville de Paris en son l’exemple même : Signature d’un papier pour que les jardiniers quittent sans embrouilles le site quand le propriétaire le souhaite, clôture et porte verrouillée obligatoire, charte de bonne conduite, etc.   La guérilla gardening invite les gens à jardiner de manière instinctive, sans restriction ni demie mesure afin de défendre notre droit et notre liberté de jardiner !   Il faut donner aux habitants les moyens de se réapproprier les espaces publics, de pratiquer la rue, de réinvestir la ville et ses interstices afin qu’elle devienne le trait d’union du lien social. Sous l’effet de pratiques clandestines réfléchies, bon nombre d’exemples prouvent qu’il est possible d’institutionnaliser ces actions si elles vont dans le sens d’une amélioration du cadre de vie des citoyens et si elle garde leur côté spontané.      

S’organiser

La guérilla gardening est désorganisée, chacun prend des initiatives, propose des action, donne son avis, partage ses techniques, prépare ses semis et ses boutures pour les futures actions. Ainsi les actions actions s’organisent d’elles-même, les questions techniques se règlent ensemble, les actions sont relayées, l’action est en continu et chacun apporte sa pierre à la végétalisation de l’espace urbain. Nous ne sommes pas en association, il n’y a pas de président, il n’y a pas de cotisations mais juste des échanges et des électrons libres!   https://2ecd17ef76a321f3680f-9a0a6e2cf992d84f23080833b4e95ed2.ssl.cf2.rackcdn.com/guerillagardeningfrance/banner_1351116567.png Participez à la carte de la guérilla gardening

Participez à la carte collaborative de la guérilla gardening ! Partagez vos lieux favoris, les commestibles, les filons de matériaux, les espaces libres près de chez vous et les actions que vous avez réalisées !

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  Pour que ce cercle délicieux tourne bien rond, il convient de faire germer et d’entretenir la relation. De cultiver le collectif (qui se différencie d’UN collectif par l’immatérialité de ses frontières): LE collectif ne se définit pas par un « dedans » et un « dehors », mais par les liens qu’il crée.  
« J’ai été très surpris par le résultat de mes recherches. Au départ, je voyais le guérillero comme un jeune un peu anarchiste, fatalement de gauche, avec un bandana. C’est ça et plus encore. Il y a des professeurs d’université, des ingénieurs et des docteurs, des gens de toutes les classes sociales. Ce qui les réunit, c’est l’amour du jardinage et le désir de le sortir de leur terrain. Il n’y a pas de président — un des bons côtés —, pas de code, de poignée de main secrète, de cordon violet pour vous empêcher de passer. Tout le monde peut devenir un guérillero, c’est l’autonomie en vert. La plupart des gens ne connaissent même pas le terme de guérilla gardening.»
Résidant de Vancouver, lui-même jardinier émérite  
« Beaucoup de gens qui sont intéressés par la guérilla gardening n’ont pas encore pris tout à fait qu’il n’a pas besoin d’être organisée»
Briggs       2/ Aide à la préparation d’une l’action !    Où nous intervenons :   MIF Abréviation du terme officiel, « micro-implantions florales ». par l’expression « jardins de trottoirs », j’entends toutes les formes de jardins partagés à petite échelle (moins de 5m2), prenant racine dans des parcelles dont le revêtement (ciment, bitume, etc.) a été enlevé et/ou aménagé pour accueillir une plantation. Cet acte peut être illégal (squatt) ou faire l’objet d’un accord signé entre un collectif et la Ville.   «L’idée de creuser juste dans le trottoir vient de l’observation de ce qui se passe dans les fissures, tout simplement. Et je sais que tout ce qui est dans un pot demande beaucoup plus de soins, de constance dans l’arrosage, alors qu’en pleine terre c’est plus costaud»69. Jardingues avait déjà contacté Bernard Maret pour la réalisation de jardins en pied d’arbres en 2003 (« Les Jardingues »)   La gestion des jardins de trottoirs est faite sur la base d’un consentement mutuel entre la Voirie, la DEV et l’association partenaire (ou le collectif d’habitants). Le phénomène est récent et la ville n’a pas encore établi de réglementation spécifique. «Je pense que c’était tellement incongru comme idée que le règlement n’avait même pas prévu qu’il y aurait des fous qui un jour se lanceraient là-dedans»77. Les contraintes tiennent donc plus de l’ordre technique: éviter que les trottoirs et les pans de mur se cassent et s’effondrent, que l’eau ne s’infiltre si fissures il y a, etc.   -­‐ Repérage et définition du projet: trouver une zone d’implantation. Définir un groupe porteur (association, collectif d’habitants, etc.) et le but du projet (artistique, social, paysager, biodiversité, etc.). Faire une étude de voisinage: informer les habitants et commerçants, expliquer la démarche et finalités du projet, afin d’estimer si le projet sera bien accueilli. Définir un budget prévisionnel, au moins pour la première année. Recruter et former des parrains78 assurant le suivi des parcelles si besoin. Déposer une convention auprès de la mairie pour acceptation du projet et financements. -­‐ Définition du traçage sur le terrain: repérage sur les plans de cadastre et vérification qu’il ne recoupe pas un réseau de canalisations (eau, électricité, internet, etc.). Il doit être accepté et reporté sur le trottoir par un technicien de la Voirie. -­‐ Découpe du revêtement : le trottoir doit être nettoyé (mise à niveau, rendre propre pour une découpe nette) par un technicien de la Voirie afin qu’il soit aux normes: l’espace de circulation sur le trottoir doit être d’au minimum 1m20 pour le passage de fauteuils roulants; la hauteur règlementaire du trottoir (14 cm) doit être respectée. L’incision doit être réalisée par un agent agréé (B. Maret l’a toujours fait jusque-là). Apport de terre (non amendée79) fournie par la DEV. -­‐ Suivi : réunions et conseils de quartiers80 pour un état des lieux constant et l’identification objectifs futurs. Remise aux normes de Voirie si certaines parcelles se détériorent (ex. les racines soulèvent le trottoir). Reboucher en cas extrême (plaintes d’habitants ou détérioration de la voie)81.   À ce jour, plus de 400 jardins de trottoirs ont été recensés dans Lyon                                 Dans une ville nous intervenons de manière tri dimensionnelle et la réalisation de notre carte des surfaces intentionnellement cultivables n’est pas suffisant. Nous nous accrochons sur les murs, les clôtures, les poteaux, nous jardinons sur les toits, les sous sols, les espaces imperméables… La ville comprend aussi un coefficient de porosité qu’il faut prendre en compte.  
 « Je pense que rien n’est jamais pérenne, il s’agit d’une vision d’architecte que de croire que l’on construit pour l’éternité […] »
(P.Bouchain, 2002).   Nous nous chargeons de terrains non entretenus par manque de temps et d’argent des municipalités ou des propriétaires privés : friches, dents-creuses, espaces cachés, espaces résiduels, interstices, espaces de rupture, délaissés, recoins, les bords, terrains vagues, espaces intermédiaires (Laurence Roulleau-Berger), tiers-paysage (Gilles Clément), non-lieu (Marc Augé), espaces d’incertitude (Cuppers et Miessen), entre-deux (Janin Claude & Andres Lauren), vides programmés (David Mangin), vides structurants (Yves Chalas)….    
« L’interstice ne serait plus considéré comme un point endémique, une erreur de parcours, mais à concevoir comme un opérateur d’urbanisation, un potentiel de développement des villes »
(Dumont, 2006).    » Le frontage »   Un frontage semi-public est formé par : – le terrain privé situé entre la limite de propriété publique/privée (« l’alignement ») et la façade du bâtiment en retrait tournée vers la rue ; – les éléments de cette façade jusqu’à la hauteur du 2e étage ainsi que clôtures, perrons, vérandas et galeries d’entrée …; Ces éléments ont une influence sur les conduites sociales dans l’espace public ». Le frontage public : C’est la surface du domaine public de voirie comprise entre le caniveau de la chaussée et la limite du trottoir côté riverains. Il comprend le trottoir, les arbres de rue, les lampadaires, les mobiliers urbains, et éventuellement des bandes de terrain plantées. Le frontage public est cette partie cruciale de la rue, où les piétons circulent et accèdent aux propriétés et aux bâtiments riverains ; ils constituent un des principaux éléments de l’espace public ; c’est là que les gens se mêlent les uns aux autres, conversent, jouent, mangent… C’est une composante importante non seulement du système de déplacement, mais aussi du tissu social.   Une illustration de la notion de frontage : photo soulier_dessin
1 = frontage privé 2 = frontage public
« […]Certains de ces frontages sont vastes, et permanents. D’autres sont exigus et éphémères. Les façades changent, les styles de vie aussi, et il revient à ces deuxièmes chantiers des riverains, notamment à ces pots fragiles, à ces plantes périssables, à ces vélos et à ces mobiliers sans cesse renouvelés, de demeurer. Si on veille à les respecter, ces frontages constituent bien une interface fertile entre les riverains et les passants, et sont un élément clef de la vie urbaine »
(Nicolas Soulier, « pourquoi chez nous serait ce impossible ?« , 2012).   La limite et la différence entre le frontage public et privé est minime surtout en France. Le vocabulaire, l’attention y est la même : très limitée, froide et grisonnante. Pourtant à Londres, à Fribourg ou à Amsterdam par exemple où il y a une culture de l’appropriation de l’espace public et du jardinage importante, le frontage privé est jardiné par les habitants. Ces espaces sont similaire à nos yeux, ils ont un fort potentiel pour passer à l’action mais il est toujours bien de savoir où se trouve la limite entre le public et le privé, savoir jusqu’où peuvent s’entremêler, s’étendre et se grignoter les limites…   photo 3A_18_bord_avenue_tampon_vert_clos
STÉRILISATION RÉSIDENTIELLE
  Plus en détail la question de la pollution de l’agriculture urbaine

La question de pollution des terres en ville ne doit pas être forcément perçu comme un échec pour l’agriculture urbaine. Tout d’abord il existe des solutions comme la culture hors sol, la remédiation par les plantes, les amendements… Mais ces sols peuvent encore faire pousser des fleurs pour les bouquets et le pollen, des plantes pour les purins et décoctions, des légumes pour multiplier les semences, des forêts pour le bois, etc. Être résilient c’est être capable de voir dans les défauts des points positifs et c’est bien cela que permet la forte adaptabilité végétale !

Comme le disait Patrick Bouchain, architecte Français, lors d’une conférence sur les friches urbaines, si nous plantions des arbres dans des parcelles inutilisées, nous éviterions de les voir s’enfricher, nous offririons du travail pour les entretenir et nous pourrions couper les arbres avec les fruits financiers et des usages qui en suivent… [Ref : la forêt des délaissés]

Malheureusement,ces problèmes retiennent davantage l’attention de la presse et des politiciens locaux que les effets positifs à savoir, essentiellement,l’approvisionnement en vivres de la population locale et son impact sur l’économie. Parfois les problèmes peuvent être attribués aux mauvaises pratiques, comme le manque d’informations adéquates et le manque de matériel et d’intrants adaptés, qui sont en fait des conséquences du manque de soutien de conseillers qualifiés ou de formateurs expérimentés.

   
« Les légumes issus des jardins urbains peuvent être, en comparaison avec des productions standard des supermarchés, pollués par de multiples métaux lourds. Certains ont même dépassé les limites fixées par l’Union européenne pour l’alimentation »
source
 
« Nos mesures ont montré que les taux de métaux lourds dans les salades, les tomates… étaient de 10 à 100 fois inférieurs à ceux fixés par la règlementation européenne », « Il n’y a pas de danger pour la consommation »
Nicolas Bel, Expérimentations sur le toit de l’école AgroParisTech
  [plus d’informations, de solutions sur le forum]       REJOINDRE GG -seul -rejoindre gens grp > facebook forum départements – aucun ? > déposer contact + Fb + forum REPERAGE LIEUX mapez le lieu QUEL TYPES D’ACTIONS > inspiration techniques sur le site (actions+techniques) COMMUNICATION fixer date lieu objectifs, demande moyens aide… boite lettre tract + site !! (contact) + map ACTION et SUITE Action + fêtez ça       Entretenir > référent Re action Compte rendu > contact + email + forum 1. Spot some local orphaned land. You will be amazed how many little grubby patches of unloved public space there are. Neglected flower beds, concrete planters sprouting litter and untamed plants, bare plots of mud. Chose one close to home, perhaps you pass it on the way to the shops or work, and appoint yourself it’s parent. This will make it much easier to look after in the long term and reduce the risk of straying into a dangerous neighbourhood. The patch photographed here is off Lenox Avenue in Brooklyn, New York.         2. Plan a mission. Make a date in the diary for an evening attack, when trouble-making busy bodies are out of sight. Invite supportive friends, or perhaps enrole supportive strangers by announcing your attack in the Guerrilla Gardening Community here.     3. Find a local supply of plants. The cheaper the better. For city dwellers think local DIY stores, supermarkets and whole salers. The cheapest plants are ones that are free. Sometimes garden centres will have spare plants to give you for the cause. Or befriend someone with a garden (you might even be lucky and have a garden yourself). Think of these private spaces as the training camps for harvesting seeds, cuttings and plants hardened for their big adventure in the wilds of public space. If you have things going spare please leave a message in the Community forum for guerrillas near to where you live.   4. Choose plants for front line battle. Think hardy – resistant to water shortages and the cold, and in some locations pedestrian trampling! These plants need to look after themselves a lot of the time. Think impactful – colour, ever green foliage, scale. These plants need to really make a difference, for as much of the year as possible. Visit the Community to get advice about specific plants for your part of the world, and to share your horticultural advice with the less experienced. In London I use a lot of herbs like Lavander and Thyme, tulip bulbs, shurbs.   5. Get some Wellington Shoes. Whilst protecting your feet from mud and providing good purchase on a fork, these rubber shoes also don’t look too obviously « agricultural » as the usual boot, and blend in well with the urban environment. I’ve even worn these clubbing. Andy (233) wrapped his white trainers in carrier bags which worked very effectively, and enables a very convincing clean-footed get-away should you want to whip them off quickly. 6. Bag some bags. Plastic bags, bin liners (not only can they keep your feet clean), but they are essential for clearing up the deteritous of war. Weeds, litter, flower pots, and pebbles need to be carried away. For gentle work recuse wind blown carrier bags or for more serious gardening reuse compost bags or giant sacks from builder’s merchants. The thick plastic does not rip and you can lug a great deal in them to a nearby bin. 7. Regular Watering. One of the responsibilities of a Guerrilla Gardener is ongoing tendering. Water is short in many parts of the world, even drissly old London. The Guerrilla Gardener must usually carry water (though I know of New York guerrillas who have keys to road side hydrants!) I have used petrol cannisters, they are the perfect water-tight, efficiently-packed portable transportation. But it has caused passers-by to ask if I am a nocturnal arsonist. Julie (159) came up with the genius idea of using old water dispenser bottles. Here she is with the bounty from her office! They work extremely well.   8. Seed bombs. For gardening those areas where access is difficult or a long dig is unsuitable, use a seed bombs (sometimes called green grenades) which are seeds and soil held in an explosive or degradable capsule. There are many different methods, some you can easily make at home, some that require a bit more ingenuity. I’ve compiled a list of six options and their pros and cons on a new Seed Bomb page. Visit it here 9. Chemical Warfare. Boost your plants with natural chemicals. Some guerrillas are lucky to have space for compost heaps. Alex (1797) lives in a flat with no garden so has employed an efficient army of red worms to help him make his chemical weapons. In a box in the kitchen his Eisenia Fetida transform food into a rich vermicompost and worm juice fertiliser. Click here to read his blog and for links to other worm farmers 11. Spread the word Let people know what you have done with a few flyers under doors near the guerrilla gardening war zone, a poster taped to a phone box or bus stop, a marker in the soil. Engage passers by in conversation, perhaps even bring a few spare tools. And welcome local media (particularly if they’ll help towards the cost of your gardening, which many d 12. Transportation. If you are not guerrilla gardening within walking distance from your home (the ideal) you will need some transportation. My solution has been capacious two seaters. Convertibles with big wide flat boots enable both trees and large trays of plants to be easily transported. The one pictured is an old Volkswagen Porsche 914 with a wipe clean vinyl interior. Andrew (1679) gets all over the place on a bicycle, with plants strapped to his back (even a Washingtonia palm).  
UNE ACTION COLLECTIVE DE GUERILLA JARDINIÈRE PAR CHEZ VOUS…
Voici une petite fiche pratique réalisée à partir de quelques expériences de guérilla jardinière de l’an dernier. Il ne s’agit pas d’un modèle à suivre mais de quelques conseils sur une certaine manière d’envisager la guérilla jardinière (à travers des manifest-actions publiques). Il y en a bien d’autres.
(1)
Choisir une période propice de l’année, de mars à juin suivant les régions pour bon nombre de légumes.
(2)
Se renseigner sur les coins en friche du quartier. Aller voir à la communauté urbaine, au cadastre, à la mairie, enquêter auprès du voisinage… pour savoir à qui ils appartiennent, s’il y a des projets en cours.
(3)
Faire un repérage des coins jardinables, et des coins a priori non jardinables mais transformables par la verdure. Prévoir un parcours avec des arrêts réguliers et éventuellement, en fin, un espace où rester un peu plus longtemps, pique-niquer et dans lequel pourrait éventuellement se mettre en place un projet suivi.
(4)
Vous pouvez privilégier les espaces, bouts de parcs un peu cachés, mal entretenus, friche de quartiers ou parcs de banlieue, où vos légumes auront plus de chances de persister et grandir. Les plantations dans les plates bandes aseptisées et millimétrées du centre ville seront moins durables mais plus visibles. Pensez aussi aux interstices dans le béton, aux petits recoins, aux pavés manquants, aux endroits incongrus (une crête verte de blé sur une cabine téléphonique ou une statue, une plante totalement envahissante dans une brèche…), bref, transformez la ville ! Attention, les trottoirs en pavé ou en sable sont généralement passés au désherbant chaque année.
(5)
Vous pouvez repiquer des plants et des graines. Les graines c’est plus discret, les plants c’est plus visible et joli. Pour les plants, il faut y songer entre un et deux mois à l’avance si vous voulez qu’ils soient prêts et repiquables. Des tables de plants, c’est facile à faire chez soi en grande quantité, en plein air, sous bâche transparente, sous vitre ou en intérieur, dans des bacs en polystyrène, petits pots…
(6)
Pour obtenir des semences ou des plants, vous pouvez demander à des maraîchers bios du coin, ils ont souvent des plants en trop ou des semences qu’ils ne peuvent plus réutiliser dans un cadre commercial et qu’ils seront éventuellement ravis de donner pour un projet militant et pour aider des gens à se mettre au potager. C’est aussi possible de produire des semences soi même, d’en prendre à des personnes qui jardinent (car la pratique de faire ses propres graines est loin d’avoir disparu), de contacter des associations comme kokopelli qui distribuent et entretiennent des semences non-industrielles de toutes sortes et proposent un guide d’entretien et de reproduction des semences.
(7)
Prévoir beaucoup d’eau (bidons de récup nettoyés, arrosoirs, pour pouvoir arroser abondamment après semis ou repiquage) et repérer d’éventuelles fontaines et points d’eau sur le parcours… surtout si cela se déroule en mai/juin. Prévoir un éventuel réarrosage le lendemain. Emmener aussi des sacs de terre, compost, fumier pour en rajouter dans les endroits pauvres ou presque dépourvus de terre ou totalement dépourvus de terre mais biens quand même.
(8)
Contacter les personnes et assos du quartier à l’avance, dans les hall d’immeuble, les boîtes aux lettres… C’est le genre d’initiatives que beaucoup trouvent plaisantes et un type de manifestation dans laquelle tout le monde peut faire de l’action directe et transformer l’espace sans prendre trop de risques.
(9)
Amener avec vous et demander par tract aux manifestant-e-s d’amener des brouettes et caddies pour transporter les plants, des cuillères et autres petits outils pour les repiquer.
(10)
Prévoir éventuellement des petits panneaux à mettre à coté des plants pour y indiquer le nom des variétés repiquées et les visibiliser dans les jours suivants. Par le passé, à coté du nom des plants nous avions collé une photocopie avec le texte ci-joint :
«Je suis une semence sauvage»
Contre les biotechnologies et les géants de l’alimentation capitaliste, les mini-potagers urbains, sauvages ou non, permettent de sortir du rôle de simple consommateurs-trices, d’échanger des savoirs-faires et de retrouver petit à petit des possibilités d’autonomie alimentaire. C’est un acte de solidarité avec les paysan-ne-s en lutte et une façon de faire proliférer des plantes jugées comme illégales par l’industrie.
Sème ta zone et fais pousser !
(11)
Si la guérilla jardinière peut aboutir à une discussion sur «que faire ensemble après ? », c’est encore mieux…
  1. Trouver un terrain approprié des terres.Dans les zones les plus urbaines et suburbaines, les espaces inutilisés et d’aucun soin ne manquent pas. Vous pouvez les trouver sur les trottoirs, sur les côtés des passages supérieurs ou des rampes d’autoroute, entre les bâtiments, sur les médianes routières et plus encore. Plante à proximité d’une source d’eau si le manque d’eau est un problème. Vous n’avez pas besoin de beaucoup de terre.
    • Impossible de trouver un site de plantation? En faire un.
      Impossible de trouver un site de plantation? En faire un.
      Impossible de trouver un site de plantation? En faire un. Fixation des conteneurs pour les messages et les rampes peuvent ajouter une touche colorée luxuriant ou à un autre endroit sans vie.
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    Prendre note de l’état du terrain. Il sera presque certainement besoin d’un peu de préparation avant de commencer. Aurez-vous besoin d’enlever les mauvaises herbes , détritus ou d’autres formes de déchets? Le sol rocailleux, argileux ou plus terre à terre?
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    Déterminer quelles plantes à utiliser dans votre jardin. C’est une étape cruciale, votre choix de plantes a un effet énorme sur la probabilité de succès ou d’échec de votre jardin. Voici quelques suggestions:
    • Choisissez des plantes rustiques qui peuvent prospérer avec soin intermittente. Vous ne serez probablement pas en mesure de facilement l’eau, des mauvaises herbes et fertiliser votre jardin de la même manière que vous pourriez si vous étiez le jardinage autour de votre maison. Choisissez des plantes qui peuvent résister à des variations dans les horaires d’arrosage et de soins. xéropaysagisme va main dans la main avec le jardinage de guérilla.
    • Choisissez des plantes qui poussent naturellement dans votre région. Les plantes indigènes sont un choix écologique, en ce sens qu’ils ont tendance à ne pas surcharger d’autres parties de l’habitat. Ils seront également bien adapté à la quantité de variations de température du soleil et la pluie, et d’autres facteurs climatologiques.
    • Soyez conscient des conditions de la parcelle de terrain que vous serez en croissance sur. Par exemple, il est très ombragé ou faut-il obtenir beaucoup de soleil du matin ou après-midi ? Assurez-vous de choisir des plantes qui sont un bien pour votre lumière, l’humidité et les conditions du sol.
    • Choisissez des plantes peu coûteux. Enregistrer les plantes pour les jardins coûteux dans les zones protégées. Un jardin guérilla fait l’objet d’actes de vandalisme, les animaux et bien plus encore. Choisissez des plantes que vous pouvez facilement se permettre de remplacer.
    • Choisissez des plantes percutants, ceux qui seront vert et lumineux et fera une différence pour autant de l’année que possible. [2] Voir également les plantes qui créent des habitats pour les papillons, les oiseaux et d’autres espèces indigènes .
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    Planifiez votre mission initiale de jardinage.
    Planifiez votre mission initiale de jardinage.
    Planifiez votre mission initiale de jardinage. Déterminer le moment où vous allez travailler, qui vous aidera, et ce que vous avez besoin (plantes, outils, eau, engrais, etc.) Organiser une journée de béton et de temps pour faire le travail.
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    Rassemblez vos documents. Certaines des choses dont vous aurez besoin:
    • Plantes - Acquérir un nombre suffisant de plantes que vous avez choisies pour couvrir votre parcelle.
      Plantes – Acquérir un nombre suffisant de plantes que vous avez choisies pour couvrir votre parcelle.
      Plantes – Acquérir un nombre suffisant de plantes que vous avez choisies pour couvrir votre parcelle. Vous pouvez acheter des plantes dans les magasins, ou pour moins cher, mais plus de temps alternative, commencer des graines à la maison . Transférez-les sur le site jardin quand ils sont bien établies afin qu’ils aient une meilleure chance de survie.
    • Outils – Assurez-vous que vous avez les outils dont vous avez besoin pour le travail: râteaux, houes, pelles, gants, brouettes, etc
    • Eau – Apportez un peu d’eau pour aider vos plantes à démarrer. Inutilisés essence / essence conteneurs fermez hermétiquement, tassez bien et sont faciles à transporter. [2]
    • Engrais – Vous pouvez ajouter de l’engrais lors de la plantation de votre jardin; veillez à ne pas utiliser de produits chimiques que vous ne voudriez pas pour entrer dans le système d’eau local.
    • Sacs à ordures – vous aurez probablement besoin d’enlever les ordures et les mauvaises herbes et autres déchets sur le site.
    • Transport – Sauf si votre jardin est très proche de votre domicile, vous devez être sûr que vous avez un véhicule ou d’autres moyens d’obtenir tout ce vers et depuis le site.
    • Enseignes - Laisser les gens savent ce qui est planté il peut les rendre plus conscients de la place et moins susceptibles de marcher sur celui-ci (ou permettre à leurs chiens à l'utiliser comme une salle de bains).
      Enseignes – Laisser les gens savent ce qui est planté il peut les rendre plus conscients de la place et moins susceptibles de marcher sur celui-ci (ou permettre à leurs chiens à l’utiliser comme une salle de bains).
      Enseignes – Laisser les gens savent ce qui est planté il peut les rendre plus conscients de la place et moins susceptibles de marcher sur celui-ci (ou permettre à leurs chiens à l’utiliser comme une salle de bains).
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    Commencez votre jardin.
    • Défricher la terre des mauvaises herbes, détritus et autres objets indésirables.
      Défricher la terre des mauvaises herbes, détritus et autres objets indésirables.
      Défricher la terre des mauvaises herbes, détritus et autres objets indésirables.
    • Préparer le sol pour la plantation. Creusez / aérer au besoin.
    • Plant / arroser vos plantes.
    • Nettoyez soigneusement la zone avant de partir. Ne laissez pas les mauvaises herbes, détritus ou tout ce qui reflète mal sur vous ou d’autres jardiniers guérilleros.
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    Retour pour prendre soin de votre jardin.
    Retour pour prendre soin de votre jardin.
    Retour pour prendre soin de votre jardin. Planter le jardin n’est qu’une petite partie du travail. Il est de votre responsabilité à l’eau, des mauvaises herbes et autrement entretenir votre jardin (bien qu’il n’y ait rien de mal à encourager les autres à aider).
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    Passez le mot à propos de ce lieu unique, écologique façon d'améliorer votre communauté.
    Passez le mot à propos de ce lieu unique, écologique façon d’améliorer votre communauté.
    Passez le mot à propos de ce lieu unique, écologique façon d’améliorer votre communauté. N’hésitez pas à laisser des petits signes ou des plaques dans votre jardin encourager les autres dans la communauté à l’eau et aider à en prendre soin.
Verdir une ruelle est un projet d’envergure qui nécessite une bonne préparation. Voici huit étapes simples pour mener à bien votre entreprise. (Voir aussi : Guide d’aménagement d’une ruelle verte du Plateau-Mont-Royal) Étape 1 : Passer le mot Faites connaître votre idée de verdissement au plus grand nombre de personnes possible. Parlez de votre projet à vos voisins, aux commerçants du secteur, aux organismes communautaires et aux institutions. Vous pourrez ainsi recueillir plusieurs informations qui vous seront très utiles à chacune des phases des travaux. Cette étape vous permettra également de découvrir des ressources insoupçonnées dans votre entourage : des talents cachés, des contacts pratiques ou des commanditaires potentiels. Formez ensuite un comité de cinq ou six personnes prêtes à s’investir à toutes les étapes de la réalisation du projet. Le premier mandat de ce comité sera d’évaluer, de façon réaliste, les possibilités de verdissement de la ruelle. Répondre aux objections :Le verdissement d’une ruelle peut susciter des craintes chez certains résidants. Afin de prévenir des problèmes ultérieurs, il est utile de répondre le plus clairement possible aux inquiétudes de tous les résidants riverains dès qu’elles sont exprimées. Certains citoyens croient souvent que le verdissement se limite à la plantation de fleurs annuelles. Ils sont alors surpris de constater l’ampleur des travaux et la profondeur des zones excavées. Il est souhaitable d’informer l’ensemble des résidants par une lettre formelle qui sera prise au sérieux. Ainsi, les opposants au projet se manifesteront tôt dans le processus.
Citation:
Le verdissement nuit à la circulation automobile.
L’automobile est le principal motif d’opposition aux projets de verdissement d’une ruelle. Le manque de stationnement est devenu un problème dans plusieurs quartiers résidentiels et un grand nombre de résidants utilise les cours arrière pour stationner leur véhicule. Le verdissement n’est pas incompatible avec la circulation automobile. Pour la sécurité et le confort de tous les usagers de la ruelle, les plates-bandes doivent être conçues de manière à laisser libre un espace suffisant pour les automobiles. L’arrondissement du Plateau-Mont-Royal exige qu’une largeur de 4.87 mètres (16 pieds) soit dégagée pour la circulation. La présence des végétaux a bien sûr un effet d’apaisement sur la circulation ce qui diminue les risques d’accidents pour tous les usagers. Cependant, il faut prévoir que la circulation automobile sera restreinte pendant toute la durée des travaux. À certains endroits, des protections devront être installées en permanence pour protéger les plantations des dommages causés par la circulation.
Citation:
Une ruelle verte devient rapidement malpropre.
Généralement, les plates-bandes bien entretenues ont un effet dissuasif sur les citoyens qui font des dépôts sauvages de détritus dans la ruelle. Dans un projet de verdissement, tous les résidants intéressés sont invités à adopter une plate-bande. Cette réappropriation de l’espace public encourage la poursuite de l’implication dans la ruelle. Il arrive que certaines ruelles soient laissées à l’abandon suite à des déménagements ou au vieillissement des résidants. C’est un risque dont il faut tenir compte. Avec l’implication de nouveaux résidants, il est toujours possible de reprendre le contrôle des plates-bandes et de redonner, à une ruelle verte délaissée, sa beauté initiale. Un aspect incontournable du verdissement d’une ruelle est l’augmentation de la présence de feuilles mortes, de samares et de pollen. Mais cet inconvénient est largement compensé par tous les effets bénéfiques du couvert végétal. Une corvée annuelle de nettoyage, organisée chaque printemps, est suffisante pour que la ruelle reste propre.
Citation:
Une ruelle verte est dangereuse.
Le couvert végétal a généralement un effet bénéfique sur le sentiment de sécurité des résidants. La présence et l’implication visible des résidants dans la ruelle pourraient décourager certaines formes de criminalité. Il y a généralement peu de vandalisme dans les ruelles vertes et les graffitis y sont moins nombreux. La sécurité est un facteur important qui sera considéré dans le choix des végétaux (taille des végétaux à maturité et distance entre les plantations et les fils aériens, absence de végétaux épineux, toxiques ou allergènes). En ralentissant la circulation automobile, les plantations ont un impact très positif sur la sécurité des résidants, particulièrement celles des enfants qui utilisent la ruelle comme un espace de jeu.
Citation:
Les racines des arbres endommagent les bâtiments.
Les racines des arbres sont souvent accusées d’assécher les sols argileux et d’être la cause de l’affaissement du sol et des lézardes qui apparaissent dans les fondations. Bien que les racines puisent dans le sol l’eau dont l’arbre a besoin, plusieurs facteurs ont un impact plus grand sur l’assèchement du sol. Le nivellement du sol, les surfaces pavées imperméables et les systèmes de drainage sont habituellement conçus de manière à éloigner l’eau des constructions. Ce qui peut provoquer, à plus ou moins long terme, un affaissement des sols. Les racines d’un arbre, si grosses soient-elles, ne peuvent perforer ou fissurer une fondation en béton, ni même la faire bouger. Une racine ne peut s’installer que dans une fissure déjà existante, de façon opportuniste, mais elle ne peut l’agrandir par elle-même. La presque totalité des racines d’un arbre se trouve dans le premier mètre du sol et elles ne possèdent pas de « senseurs » leur permettant de détecter la présence d’eau. Face à un obstacle (béton, asphalte, pierre concassée), elles réagissent en se dirigeant dans une autre direction plus propice à la survie de l’arbre. Les racines occupent tout l’espace souterrain qui leur offre des conditions de croissance intéressantes, c’est-à-dire, par ordre d’importance, de l’air, de l’eau et des éléments minéraux. La plus grande partie des racines d’un arbre se développent toutes près de la surface. Dans un milieu saturé en eau ou trop compact, les racines cessent leur développement. La plupart des cas de soulèvement de dalles de trottoirs piétonniers ne sont pas causés par la présence de racines, mais plutôt par l’action du gel et du dégel et par des fondations inadéquates.
Citation:
Les plantes grimpantes augmentent l’humidité près des bâtiments.
Contrairement à la croyance populaire, la présence d’une plante grimpante n’augmente pas le taux d’humidité près des murs. Au contraire, la plante absorbe une partie de l’humidité de l’air et le feuillage protège le parement de la pluie. Un mur couvert de feuillage est donc plus sec. Et comme il est protégé des rayons UV, la durée de vie du parement est augmentée.
Citation:
Les plantes grimpantes abîment les murs.
Les racines des plantes grimpantes ne peuvent percer ou fissurer un mur. Le mur est un milieu sec, les racines n’ont aucun intérêt à explorer ce milieu. Elles peuvent cependant s’installer dans des fissures existantes pour soutenir la plante. Le mur porteur doit donc être en parfait état. Une inspection visuelle doit être faite annuellement afin de déceler des problèmes éventuels. Une taille peut être nécessaire pour contrôler la croissance des grimpantes à grand développement. Il faut également s’assurer que le support est suffisamment solide pour soutenir leur poids. Finalement, certaines grimpantes (la vigne vierge par exemple) s’accrochent aux murs à l’aide de ventouses. Ces ventouses n’abîment pas le mur, mais elles resteront en place si la plante est retirée. Elles sont alors difficiles à faire disparaître. (à suivre…)
  Les intrants adaptés au sol sont : la terre (pour les matières minérales),

le compost (pour l’apport naturel en éléments nutritifs), de l’engrais

artificiel si nécessaire, de l’eau, des semences et assez de temps et de

main d’oeuvre pour que tout se passe bien. Enfin il faut de l’eau de

bonne qualité en quantité suffisante pour la période de croissance. Si

l’un de ces intrants n’est pas disponible, le risque d’échec est important.

L’endroit où vous cultivez vos plantes doit bénéficier d’un ensoleillement

adéquat. Il est recommandé d’éviter les endroits trop ensoleillés,

chauds ou secs, ou les endroits qui sont frais et ombragés. Les endroits

très venteux sont aussi déconseillés mais les lieux insuffisamment

ventilés ne conviennent pas non plus. Enfin, la terre qui reste mouillée

longtemps après les pluies fait subir trop de stress aux plantes.   http://guerilla-gardening-france.fr/GG/jpg/Atelier%20urbain%20de%20Strasbourg%20Roberta.jpg    http://jardinons.wordpress.com/2012/06/25/lincredible-illusion-todmorden/   1// Article dans Libération :     SOURCES   2// Article dans Jardinons la planéte:  3// Dans un article du Monde comme il va: Silence N)404 septembre 2012 Se réapproprier l’espace public   4 Dynamiques et pratiques interstitielles dans les villes contemporaines. par Roux Quentin   La rue est un espace fascinant où se joue des rapports de force dans une société obsédée par la consommation, le travail et l’argent. L’espace public n’est qu’une structure pour permettre aux voitures de circuler entre logement et travail et permettre aux piétons de consommer dans les boutiques qui la borde.  Un espace organisé par et pour les exigences de l’économie et la croissance. On oublie parfois que tout cela se joue dans un espace « public » censé être le nôtre, organisé selon les exigences de la démocratie avant de l’être selon celle de l’économie. La police, les nettoyeurs, les encadrants culturels s’occupent de l’espace public qui n’est plus aux mains des habitants. Reprenons en main l’espace public qui est à chacun nous !  
« L’espace public c’est l’instrument de pacification et de neutralisation de oppositions face au spectre d’une réappropriation où il serait premièrement occupé, deuxièmement autogéré, auto-organisé… »
Jean Pierre Garnier





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