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Guérilla gardening France | 81 / ZAD du Testet contre un projet de barrage !
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81 / ZAD du Testet contre un projet de barrage !

 

Septembre 2014

–› Collectif de soutien : Tant qu’il y aura des bouilles
–› Collectif du Testet

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SAMEDI 13 SEPTEMBRE SOIRÉE CINÉ DEVANT LE CONSEIL GÉNÉRAL À ALBI
À partir de 21h projection de courts-métrages par les Vidéophages puis concert festif !
 
 
DIMANCHE 14 SEPTEMBRE DEUX GRANDS RENDEZ-VOUS SIMULTANÉMENT
Pour l’obtention d’un débat dans le silence des machines
 
1-RASSEMBLEMENT FESTIF SUR LA ZAD DU TESTET CONTRE LE PROJET DE BARRAGE DE SIVENS
Pique-nique familial champêtre + reboisement «Ils abattent, nous replantons* avec nos enfants
» Dimanche à partir de 11h30 au croisement des D32 et D132, lieu-dit Barat, à 10 km de Gaillac
 
* de préférence : saule, aulne, chêne, frêne, osier, sureau, bourdaine, poirier, pommier, alizier, noyer, châtaigne
 
2 – DEVANT LE CONSEIL GÉNÉRAL À ALBI
Pique-nique démocratique + animations
En soutien à l’occupation permanente du parvis du CG81
depuis le 9 septembre (jour et nuit) et aux grévistes de la faim qui demandent à rencontrer le président du Conseil général depuis le 27 août !
Nombreuses activités festives, musicales* et surprises, pour tous les âges !
Dimanche à partir de 11h30, venez nombreux, en famille ou entre amis.
 
* amenez vous aussi vos instruments de musique et vos idées.
Plus d’infos et plan d’accès :
www.collectif-testet.org
tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Barrage de Sivens : Disparition d’une dizaine d’hectares de forêt protégée en toute illégalité

 Télécharger le communiqué et les annexes

 Depuis le 1er septembre 2014, date de commencement des défrichements, la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne (CACG) procède à la destruction des 29 hectares boisés nécessaires à la construction du barrage de Sivens en parfaite illégalité.

 En effet, nos associations ont fait constater par huissier de justice, en Mairie de Lisle-sur-Tarn ainsi qu’en préfecture du Tarn, l’absence de tout arrêté autorisant la CACG à réaliser ces défrichements.

 Dès lors, et contrairement aux affirmations trompeuses de Thierry Carcenac,  Président du Conseil Général du Tarn, toutes les procédures n’ont manifestement pas été respectées.

 Hervé Hourcade, juriste de France Nature Environnement Midi-Pyrénées, a déclaré : « Nos associations condamnent fermement ces agissements en totale violation des règles protectrices prévues par le code forestier. Aussi, nous portons plainte auprès du Procureur de la République d’Albi aux fins de faire renvoyer la CACG devant le Tribunal correctionnel et obtenir réparation du préjudice subi. »

 La CACG et le Conseil général du Tarn ont été informés de ces démarches juridiques par les huissiers mandatés par les associations. Ben Lefetey du collectif Testet s’interroge « Cela explique-t-il l’expulsion musclée en cours sur le terrain et l’envoi des machines de déboisement sur la rive droite du Tescou depuis ce matin ? »

 Pascale Mahé, directrice de Nature Midi-Pyrénées a donné quelques exemples (voir annexes) montrant que Thierry Carcenac, Président du Conseil Général du Tarn, ment dans ses déclarations sur les l’exemplarité environnementale du projet notamment sur les compensations environnementales.

 Les experts envoyés par la Ministre Ségolène Royal vont commencer leurs entretiens demain jeudi 11 septembre par l’audition du Collectif Testet. FNE Midi-Pyrénées sera elle reçue vendredi matin. Pour les associations écologistes, il est hors de question que des discussions aient lieu avec les experts chargés d’évaluer le projet de barrage et notamment son impact environnemental pendant que des machines, en toute illégalité, pilent et broient des espèces protégées et saccagent la zone humide qui les héberge.

« Nous ne pouvons que réaffirmer notre demande d’arrêt immédiat des travaux pour ramener le calme sur la zone jusqu’à ce que la justice se prononce sur toutes les illégalités que nous dénonçons », a conclu Ben Lefetey.

 

 

Août 2014

 

Défendons la ZAD du TESTET ! C’est maintenant ou jamais !

Malgré une forte présence des gendarmes, les occupants de la ZAD du Testet sont bel et bien ré-installés. La réoccupation tout récemment réussie a été suivie de deux journées d’actions militaires violentes et d’une belle résistance.

Lundi 25 août, la résistance empêche l’expulsion de la Bouillonnante réoccupée. Deux personnes sont interpelées suite aux échauffourées, puis relâchées. L’enlèvement de matériaux de construction est interrompu lorsque les camions sensés les emmener sont immobilisés et déchargés par les occupants. Une zone de quelques 100aines de m² est terrassée par le Conseil Général. Elle est destinée à servir de point de parking et de retournement pour les engins de chantier à venir.

Mardi 26 août, la gendarmerie donne l’assaut à une barricade, distribue tirs de flashball et grenades assourdissantes. L’hélico est de sortie. S’ensuit un jeu de chat et de souris dans les bois. Une seconde barricade est débordée. En fin de journée, la discussion avec la gendarmerie permet d’obtenir leur retrait contre le démontage d’obstacles sur la D132 qui traverse la ZAD.

La préfecture et le Conseil Général ont tenté de prendre les opposants de vitesse en lançant le chantier avant le 1er septembre, date légale du début du déboisement. Nous leur avons opposé une résistance déterminée et restons sur la zone. La lutte est éprouvante mais la détermination est intacte. Du soutien humain et matériel est nécessaire au plus vite pour empêcher toute nouvelle progression du chantier. Nous avons bon espoir de pouvoir à nouveau mettre les bâtons dans les roues de ce projet nuisible et destructeur, fait au bénéfice d’une oligarchie corrompue, au mépris de la démocratie et de la nature.

La ZAD a besoin de vous !

> Construction : bâches, outils (pelles, pioches, scies, clous, etc…) palettes, tasseaux, « poutres légères », barres et plaques métalliques, ballots de paille, cordes, matériels d’escalade, pneus, vieux matellas mousse

> Gros matériel : remorques,tronçonneuses, disqueuses, postes à souder, groupes électrogènes

> Autre : tentes, couverts, grandes bassines, bougies, frontales, vélos, réchauds, bottes, chaussette, couvertures, couvertures de survie, gants, piles, matos de bureau, pulvérisateurs, puces tel non nominative, bouteilles de gaz pleine ou vide, bidons bleus agricole,

> Défense : masques à gaz, lunettes de plongée, fusées de détresse, protèges tibias, talkies

 

–›  ici sur la carte GG France
–› Blog du collectif
–› Article sur Reporterre

 

 

Présentation

Le Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du TESTET a été créé en 2011 pour protéger cette zone humide menacée de destruction par le projet de barrage de Sivens, sur la rivière Tescou (Nord-Ouest du Tarn).

Ce barrage, présenté comme d’intérêt général, est en fait destiné à 70% pour l’irrigation intensive d’une vingtaine de fermes et pour 30% au soutien d’étiage (dilution des pollutions). C’est un projet inadapté, dont le coût environnemental et financier est très élevé, au profit de pratiques agricoles qui sont une impasse pour les agriculteurs comme pour la société dans son ensemble.

Agissons ensemble pour obtenir enfin des pratiques agricoles qui économisent l’eau et respectent les zones humides !

 

 

 

Pourquoi nous refusons ce projet

Ce projet de barrage de Sivens est inacceptable pour de multiples raisons :

Il découle d’un conflit d’intérêts flagrant de la CACG qui a obtenu ce contrat juteux après avoir eu le monopole des études qui justifient le projet.

Il repose sur des études manipulées, sur une norme réglementaire fixée par la CACG elle-même, toutes choses que nous avons découvertes en 2013 dans le rapport de la CACG (2001) que le Conseil Général (CG 81) et la Préfecture ont refusé de communiquer depuis 2011.

Le processus d’élaboration du projet est un déni de démocratie : nulle concertation des associations de protection de l’environnent et des milieux aquatiques, avis défavorables cachés durant l’enquête publique, refus du CG 81 et de la Préfète de débattre en public et même de répondre à nos questions… La Préfète n’a pas suivi les avis des scientifiques, des experts nationaux, de la Commission d’enquêtes publiques, de la Fédération de Pêche et des milieux aquatiques, des services de l’Etat chargés de l’eau (ONEMA)…

Ce serait un gouffre pour l’argent public avec un investissement annoncé de 8.4M € uniquement  sur fonds publics et un coût de fonctionnement de l’ordre de 360 000 €/an pendant 20 ans. Alors qu’il s’apprête à sacrifier une « zone humide majeure du département du point de vue de la biodiversité », le CG 81 refuse toujours de dire combien les irrigants paieront le m3 d’eau. Sur la base du barrage de Thérondel (82), ce serait maximum 50 €/an/ha (pour 2400 m3) soit une facturation de maximum 16000 €/an. C’est donc le contribuable qui paierait 95 % du coût de fonctionnement…

Il encouragerait la poursuite d’un modèle agricole productiviste défendu par la FNSEA depuis des décennies et qui est un échec total pour l’emploi, la santé (des paysans et des consommateurs), l’environnement, les finances publiques, etc… Sur le parcours du Tescou concerné par le barrage, il n’y a qu’une vingtaine d’irrigants aujourd’hui. C’est donc un investissement public d’environ 200 000 € par irrigant que le CG81 s’apprête à réaliser et sans aucune contrepartie sociale et environnementale ! Tout comme la Confédération Paysanne, nous réclamons que l’argent public bénéficie équitablement à tous les paysans et sur la base d’une agriculture paysanne agro-écologique.

 

 

Le projet sacrifierait la dernière zone humide importante du bassin du Tescou qui abrite au moins 94 espèces animales protégées et 353 espèces de plantes vasculaires. La compensation environnementale prévue à travers notamment la réhabilitation de 9 petites zones humides éparpillées sur le bassin n’est pas acceptée par les scientifiques et experts consultés lors de la procédure.

Ce projet est donc en complète contradiction avec les beaux discours du Conseil Général, de l’Agence de l’Eau et du gouvernement. Pour continuer à l’expliquer et à convaincre que les alternatives que nous proposons sont plus intéressantes pour l’intérêt général et moins coûteuses.

 

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