Guerilla gardening france
Guérilla gardening France | 44 / ZAD Notre-Dame-Des-Landes : Semons la résistance !
- Guérilla gardening france welcome

www.guerilla-gardening-france.fr

44 / ZAD Notre-Dame-Des-Landes : Semons la résistance !

Semis de prairies multi-espèces et récolte de patates 

vendredi 11 juillet 2014, par zadist

Le week-end des 6 et 7 septembre 2014, Sème Ta ZAD appelle un week-end de semis de prairies et de récolte de patates.

 

Semis de prairies multi-espèces

Les différentes composantes agricoles et Sème ta zad ont décidé de s’inscrire dans une projection à plus long terme pour l’occupation et l’usage des terres, sur la zad, et plus particulièrement dans la zone travaux, en semant des prairies.

Les 5 et 6 juillet dernier, à Notre Dame, un stand mobile a été présenté pour exposer la démarche, et une souscription citoyenne était organisée pour financer le semis. Il a été décidé d’élargir cette souscription par les réseaux professionnels, et par internet vers les collectifs.

L’argumentaire du stand s’appuie sur quatre panneaux ce dessous, ainsi que la plaquette d’appel à dons :

 

Chantier patates

Samedi 6 et dimanche 7 septembre, venez aussi participer à la récolte des patates de la ZAD. Cette année, on a planté 2ha de patates sur trois parcelles. On va récolter deux de ces parcelles avec un machine qui arrache les patates derrière les tracteur et… vous pour les trier et les ramasser ensuite. La récolte servira en partie pour la ZAD pour alimenter le non-marché pendant l’automne et l’hiver, aux bouffes collectives lors d’événements. Mais on a aussi envie d’en donner à d’autres luttes ou projets chouettes comme les migrant-e-s de Calais, des cantines populaires à Rennes ou Nantes… et vous pourrez aussi repartir avec vos sacs de patates pour l’hiver à prix libre pour la caisse collective de Sème Ta ZAD. Venez nombreux-ses avec un pique-nique pour le midi, on se charge de la bouffe du soir.

 

 

 

 

Semons la résistance : chantier collectif de mise en culture de 24 hectares

lu ici : sur Zadnadir

 

Samedi 5 octobre, les trois assemblées agricoles de la ZAD : ADECA, COPAIN 44 et Sème ta Zad, vous invitent à participer au chantier collectif de mise en culture de 24 hectares sur la zone. Ces parcelles non cultivées en 2013, sont censées accueillir une des deux pistes de l’aéroport.

En cultivant ces terres ensemble, nous, paysan-ne-s impacté-e-s par le projet d’aéroport, paysan-ne-s solidaires installé-e-s à Bellevue et projets Sème ta Zad, tous occupants de la ZAD à notre manière, réduisons encore l’emprise d’AGO-Vinci sur la zone. Le coup de force des politiques à Bruxelles conforte notre détermination commune à empêcher tous travaux de commencer. Cela s’inscrit dans la continuité de la lutte sur ce territoire : refuser les expropriations, continuer à cultiver les terres, mener des batailles juridiques, construire des villages de cabanes, vivre sur une route, occuper la ferme de Bellevue, installer différents projets agricoles, penser la production de nourriture à l’échelle de la zone et au-delà ou encore mettre en place un « marché du carrefour de la Saulce libérée ». La récupération de ces parcelles, faisant coexister différents types d’agricultures, sera l’occasion d’expérimentations, de partage et de confrontation de différentes visions du monde, nous projetant une fois de plus bien au-delà de cette histoire d’aéroport.

Venez fêter cette nouvelle prise de terres aux mains d’AGO, au travers de chantiers collectifs, d’un repas et de discussions !

9H30 – RDV aux Ardillères 12H – Prise de parole et repas Tout au long de la journée – Chantiers de mise en culture de différentes céréales, chantiers collectifs de plantation de haies et de drainage

 

 

Venez donc pelles, pioches et plants d’arbres* en main !

* Chêne, châtaigner, fruitier (poirier,…), charme, érable, noisetier, merisier, cormier, néflier, épine noire, glands, saule.

 

Les opposants ont déjà mené avant l'été plusieurs actions de remise en cultures de terres.

 

 

 


25 hectares semés à Notre Dame des Landes pour faire reculer le béton

Geneviève Coiffard-Grosdoy;  mardi 8 octobre 2013 Sur Reporterre

La journée de remise en culture de 24 hectares, à Notre Dame des Landes, samedi 5 octobre, s’est déroulée sous le soleil : les semis collectifs amorcent la replantation des haies et le « contre-remembrement ».

 Témoignage, Notre-Dame-des-Landes.

Magnifique journée d’automne pour ce rendez-vous très important, samedi 5 octobre, et un réel succès de la mobilisation, malgré une préparation relativement hâtive.

Aux Ardillières, une douzaine de tracteurs sont là, avec des habitants de la zone, des voisins, des militants de longue date contre le projet, munis d’outils et porteurs d’arbres, contents de se retrouver une fois de plus… L’ambiance est excellente dans la manifestation qui va nous mener des Ardillières vers les parcelles à semer, vers les nouvelles haies à planter. Mais si nous ne sommes pas très nombreux au départ, la troupe va enfler tout au long de la journée, créant de longues files de voiture le long de la départementale.

Des prises de parole ont lieu. Marcel Thébault. pour l’Adeca (Association de Défense des Exploitants Concernés par l’Aéroport), présente les enjeux de cette journée : dès le départ de la lutte, dans les années 1970, l’occupation et la mise en valeur des terres menacées a été analysée comme stratégique, d’où les bagarres pour permettre l’installation de paysans. Le fait que les 25 ha concernés par l’action d’aujourd’hui soient restés non cultivés cette année était une écharde pour nous. « Ce problème, nous sommes en train de le résoudre collectivement. Cette action de semis collectifs permet à la fois de partager les risques à assumer (si la récolte est impossible) et nous protège contre le fait que les terres qui se libèrent servent des projets d’agrandissement. »

Marcel Thébault.

Depuis qu’il n’y a plus de flics sur la zone, nous travaillons davantage sur le « vivre ensemble ». Différents modes de culture (classique, sans intrants…) et différentes cultures dans différents projets permettront l’alimentation des bêtes et des humains (légumes…). L’interdiction de semer et de cultiver des terres ridiculise ceux qui la portent, même si nous vivons dans la crainte d’une possible aggravation de la situation.

Les politiques n’ont pas lâché le morceau, et Ayrault cherche le moment opportun pour avancer sur le terrain : il aura bien du mal ! Certains ont pu croire que l’Europe serait le lieu d’enterrement du projet, en fait c’est le lieu où tous les politiques et les lobbys unis sont venus le défendre. On leur a seulement dit « posez des actes et on verra après ». Les pétitions sont toujours ouvertes, la loi sur l’eau doit être appliquée. Les pro-aéroport s’attendaient à prendre une claque, c’est juste qu’ils ne l’ont pas prise et nous, nous on n’a rien perdu !

V. pour COPAIN 44 (Collectif des organisations professionnelles agricoles indignées par le projet d’aéroport) fait un point juridique. Il revient sur la répression depuis l’opération César, en octobre-novembre 2012 : plus de 200 arrestations, plus de 50 comparutions : on cherche à transformer les opposants en délinquants, mais R. par exemple, finalement n’écope qu’une amende pour … stationnement gênant de son tracteur. Un autre paysan est convoqué pour occupation illégale de terrain : avec ses ruches ! Encore une mobilisation en perspective pour le défendre.

Plantation des haies

Pour les deux intervenants de la Zad, la recherche de l’autonomie, d’une production de nourriture échappant aux circuits marchants, est essentielle. Elle ne peut se faire sans la transmission des savoirs faite par les paysans, qu’ils remercient. Les cultures sont diverses, le ’contre-remembrement’ est en marche « puisque nous allons planter plus d’un km de haies (il y en a eu 220 000 de détruites dans le bocage breton !). Nous voulons une réflexion collective sur l’avenir et le partage des terres. César est venu, César est reparti, qu’il essaie donc d’y revenir ! Ce que nous allons semer nous le récolterons ! Et nous nous opposerons à toutes les étapes de la réalisation du projet ! »

Sur le semoir

Après les interventions, mélange des graines, remplissage des semoirs… tandis que les labours et les plantations d’arbres sont déjà en cours… A l’avant de l’un des tracteurs, J. souffle à plein poumons dans sa cornemuse, pour encourager les laboureurs.

Couscous et galettes permettront une pause bien venue. Le travail reprend, le nombre des participants grandit, les arbres affluent (assez pour toutes les haies créées…) ; pendant l’arrosage des plantations, quelques yeux se mouillent : non, ce n’est pas la pluie, samedi il faisait beau à Notre Dame des Landes !

Source et photos : Courriel de Geneviève Coiffard-Grosdoy à Reporterre.

Consulter par ailleurs : Dossier Notre Dame des Landes.

 

 

 



 

 

 

 

Aéroport. Opération semailles interdite ce samedi à Notre-Dame-des-Landes 

photo en avril dernier, une première opération « sème ta zad » avait été organisée par les anti-aéroport à notre-dame-des-landes. © archives presse océan

En avril dernier, une première opération « Sème ta Zad » avait été organisée par les anti-aéroport à Notre-Dame-des-Landes.© Archives Presse Océan

 

Saisi par la société Aéroports du Grand Ouest (groupe Vinci), le tribunal de grande instance de Saint-Nazaire a délivré une ordonnance interdisant « à quiconque de mettre en culture ou de procéder à quelque plantation que ce soit sur les parcelles situées dans la zone d’aménagement différé (ZAD) » du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. A l’origine, trois organisations agricoles opposées au projet ont appelé à participer à la « mise en culture » de 24 hectares sur la zone, ce samedi.

Le tribunal précise qu’AGO pourra « se faire assister de la force publique » pour évacuer les contrevenants, qui encourent une amende de 200 euros.

En avril dernier, une première opération « Sème ta Zad » avait été organisée par les anti-aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

 

Informations à retrouver ce samedi dans Presse Océan.

 

 

 

 

 

Notre-Dame-des-Landes. Interdiction de planter sur le site du futur aéroport

samedi 05 octobre 2013
En avril dernier, une première opération « Sème ta Zad » avait été organisée par les anti-aéroport.En avril dernier, une première opération « Sème ta Zad » avait été organisée par les anti-aéroport.
Frédéric Girou / Ouest-France
 
Pas question de cultiver ou de planter sur le site du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

C’est le sens d’une ordonnance du tribunal de grande instance de Saint-Nazaire interdisant de mettre en culture ou de procéder à un toute plantation sur les parcelles de la ZAD (Zone d’aménagement différé) du futur aéroport.

Trois organisations agricoles opposées au projet avaient appelé à participer ce samedi à la « mise en culture » de 24 hectares sur la zone.

 

Force publique

La société Aéroports du Grand Ouest (groupe Vinci) qui avait saisi la justice pourra si besoin « se faire assister de la force publique » pour évacuer les contrevenants, qui encourent une amende de 200 euros.

En avril dernier, une première opération « Sème ta Zad » avait été organisée par les anti-aéroport.

 

https://pbs.twimg.com/media/BV0TxcqCQAAJIjQ.jpg:large

 

 

 

 

Samedi 5 Octobre 2013 : Sur la ZAD on Sème la Résistance

lundi 7 octobre 2013, par zadist

Une grande action de mise en culture de 24Ha au centre de la ZAD, a été menée collectivement par l’ADECA, le réseau du COPAIN44, et l’Assemblée SÈME TA ZAD. L’ambiance de cette journée a été magnifique ! Une dizaine de tracteur et beaucoup de travail manuel a permis de planter 4 haies et de semer du blé panifiable, de l’épeautre, du seigle, de l’avoine et du triticale. Une fois de plus, nous avons festoyé et semé la résistance en bravant joyeusement les interdictions ridicules des pouvoirs ripoublicain, qui voudraient nous empêcher de cultiver notre nourriture.

En cultivant ces terres ensemble, nous, paysan-ne-s impacté-e-s par le projet d’aéroport, paysan-ne-s solidaires installé-e-s à Bellevue et projets Sème ta Zad, tous occupants de la ZAD à notre manière, réduisons encore l’emprise d’AGO-Vinci sur la zone. Le coup de force des politiques à Bruxelles conforte notre détermination commune à empêcher tous travaux de commencer. Cela s’inscrit dans la continuité de la lutte sur ce territoire :

refuser les expropriations, continuer à cultiver les terres, mener des batailles juridiques, construire des villages de cabanes, vivre sur une route, occuper la ferme de Bellevue, installer différents projets agricoles, penser la production de nourriture à l’échelle de la zone et au-delà ou encore mettre en place un « marché du carrefour de la Saulce libérée ». La récupération de ces parcelles, faisant coexister différents types d’agricultures, sera l’occasion d’expérimentations, de partage et de confrontation de différentes visions du monde, nous projetant une fois de plus bien au-delà de cette histoire d’aéroport.

Nous avons fêté cette nouvelle prise de terres aux mains d’AGO, au travers de chantiers collectifs, d’un repas et de prises de paroles.

 

 

 

 

 

 

 

Journée de semailles sur la Zad

Suite à l’appel pour une journée de semailles sur 24 ha de parcelles destinées à être bétonnées pour l’une des pistes du projet d’aéroport Vinci-Ago, des agriculteurs de l’ADECA, du COPAIN44 et du collectif de Sème ta Zad, des militants, des zadistes, des habitants… se sont retrouvés le samedi 5 octobre 2013 dans la bonne humeur d’un grand chantier collectif.

5-arrosage-des-plantations-d-arbustes-4.jpg

Certains avaient apporté leurs outils, d’autres des plants pour (re)-faire des haies bocagères entre les parcelles et s’activaient à la tâche pendant que les tracteurs effectuaient le labour, puis le semis,.

3-plantation-de-haies-bocageres-3.jpg 4-fosse-des-haies-bocageres-2.jpg

Paillage du talus, creusement d’une rigole

5-arrosage-des-plantations-d-arbustes.jpg 5-arrosage-des-plantations-d-arbustes-2.jpg 3-plantation-de-haies-bocageres-4.jpg

Pas moins d’un kilomètre de haies ont ainsi été constituées sur les traces des anciennes.

Avant les semailles, les tracteurs labourent les différentes parcelles 

2-labour-des-parcelles-21-ha.jpg 2-le-labour-des-parcelles-21-ha-2.jpg

2-le-labour-des-parcelles-2.jpg

L’ambiance musicale était au rendez-vous grâce à Jakez le joueur de cornemuse

2-labour-en-musique-1.jpg

Les labours ont été suivis de l’ensemencement effectué cette fois par des combi-tracteurs (avec semoir + rotatives pour égaliser la terre). Selon les parcelles : en triticale (avoine+pois protéagineux+seigle) pour les bovins de la zone, en mélange céréalier pour les volailles, cochons et bovins, en blé panifiable (seigle et épeautre) pour les boulangers de la Zad ou encore en couverture végétale dans l’attente des semis de printemps. Pour respecter les différentes pratiques des agriculteurs l’une des parcelles a été semée en conventionnel et les autres sans intrants (pas de matière azotée).

7-triticale-melange-de-cereales-rustiques.jpg 7-seigle-epeautre.jpg

8-semis-avec-tracteur-semoir-rotative-1.jpg

« Semer c’est occuper le terrain pour ne pas le laisser à Ago-Vinci, c’est semer la résistance » me confie Marcel Thébaut  » le nouvel arrêté de la préfecture interdisant les semailles sur la Zad de NDDL nous fait sourire, ça nous fait plutôt de la pub ! La préfecture devrait réfléchir : est-ce-bien raisonnable de nous habituer à fréquenter l’illégalité en permanence ?, ça ne nous fait plus battre le coeur, ça ne nous fait plus peur d’être dans l’illégalité. »

C’était aussi le point de vue de tous ceux qui étaient venus pour ce chantier collectif, contents de participer concrètement à cette lutte pour la préservation de l’environnement et des terres agricoles.

6-chantier-collectif-des-semailles.jpg

« C’est important que ces terres soient cultivées, elles sont en zone de travaux, sous les projets de pistes, mais on veut continuer à entretenir, récolter les fruits de la terre. On a toujours souhaité que ces terres libérées  par les départs de voisins soient cultivées collectivement, on est très contents de pouvoir le faire cette année – la météo défavorable et certains blocages nous en ayant empêchés l’an dernier – . Cette opération s’est faite un peu « à l’arrache », dans un délai très court, on est tous très pris par les travaux d’automne dans nos exploitations mais l’ensemble s’organise très sereinement. Cette mise en culture se fait dans le respect des différents types de culture, ce partage-là s’est fait sereinement, ce qui est aussi un bon signe pour le « vivre ensemble », les besoins de chacun sont respectés, les modes d’action aussi. Chacun assurera ensuite le suivi de sa culture. » extrait d’interview

1-plan-de-travail.jpg

 

« L’humanité ne se construit pas par ce qu’elle crée mais par ce qu’elle choisit de ne pas détruire » 

 

 

> Lire aussi « Les récoltes de Sème ta Zad »
> Sur la Zad on sème la résistance
> Voir aussi les photos de l’Acipa
> Le blog « Paroles de campagne »

  

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

:RDV: *°°°* :ici: :*: :OK: :f: :home: :gg: :dead: :guerre: :s :good: ^^ ;D :D :) :( :/ 8) :0 :angel: :evil: ➝ more »